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Le Vlan

By | Limier, Presse

La promotion commence à faire son oeuvre.

Le VLAN nous fait un joli cadeau avec la une de son numéro de début mai et un éditorial d’une demi-page.

On peut être content!

ABCD

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La Compagnie des Gens Bons et Sale Ami fait partie de l’ABCD, l’association Bruxelloise et Brabançonne des Compagnies Dramatiques.

En ce sens, la pièce apparaît dans leur agenda.

Un grand merci de l’accueil réservé à notre toute jeune compagnie.

Venez voir Le Limier, vous ne serez pas déçus.

Interview de Patrice Blanchard

By | Presse | No Comments

1. Pouvez-vous vous présenter (votre parcours, ce qui vous a conduit à intégrer la troupe) ? 
J’ai commencé le théâtre à l’académie en 1994 sans grand succès ni talent même si je ressentais de la passion pour cet art. En 1996, j’ai bifurqué vers l’improvisation théâtrale qui m’a apporté un bien-être total durant le 15 années qui suivent. J’ai arrêté suite à problèmes familiaux qui m’empêchaient de me concentrer sur cette activité. C’est en 2012 que j’ai repris le théâtre, invité par un ami. J’ai intégré 2 troupes à Gougnies (Gerpinnes) en français dans la « Troupaoli » et surtout en Wallon dans la troupe « Walon d’vant tout » de Pol Soumillon. Le succès a été immédiat et j’ai pris confiance dans mon jeu. C’est là que j’ai rencontré Didier Maginet qui m’a impressionné sur scène et dans la vie. J’ai eu le plaisir de mettre en scène en 2015 une pièce qui a un un succès retentissant pour les « Walon d’vant tout ». C’était ma première expérience de mise-en-scène et un succès personnel.
La prise de parole en public est une passion chez moi. Je suis aussi président cette année du Club des Orateurs à Bruxelles, affilié à Toastmasters, une excellent école de prise de parole. Je ne rate aucune occasion de parler en public.
Didier faisait partie de Walons. Didier est un maître en scène. C’est naturel chez lui. Il faut dire que ça fait 20 ans qu’il fait du théâtre aussi. Les années apportent l’occasion de s’améliorer.
2. Quelle est l’histoire de la troupe ? Comment a-t-elle été créé et qui la compose ? 
En avançant j’avais envie de jouer des pièces plus complexes et explorant des autres approches de la nature humaine. De ne pas me limiter à un répertoire de farces et de toucher une public plus large.
L’envie de monter sur Bruxelles était présente. ** sourire **
Je chérissais aussi depuis plusieurs années le désir de faire une action caritative contre le cancer. J’avais participé aux 3 dernières éditions du Relais pour la Vie avec l’équipe Zen Attitude de Anne Depasse et cette expérience me replissait de joie.
Ne trouvant pas la troupe qui me donnait ces différentes approches, j’ai décidé de créer ma propre troupe amateur et j’ai recontacté Didier. Il a accepté immédiatement.
La Compagnie des Gens Bons et Sale Amis était née. Nos épouses respectives en faisaient d’office partie puisque Isabelle Maginet fait aussi du théâtre avec les Walons d’vant tout.
Nous venons de jouer fin mars une pièce pour les Walon où nous partageons Didier et moi, la scène avec plaisir.
La troupe est composée de 2 comédiens amis dans la vie qui se sont rencontrés sur scène. J’ai la réputation d’improviser en scène et deux soirs d’affilée, devant un public qui en redemandait, j’ai rajouté une réplique « Mon boucher et ma femme c’est pas des gens bons ». Didier, sans se laisser surprendre, a répliqué le deuxième soir « Votre boucher c’est surtout un sale ami ». Ces répliques sont devenues culte au sein de la troupe et représentent bien notre collaboration basée sur une amitié, un amour du théâtre, du public et des défis. Ca explique le nom assez inhabituel de la troupe.
J’ai créé la troupe en septembre 2017, avec Didier, Isabelle son épouse et Karine, ma compagne. L’objectif était clair dès le départ: explorer des pièces plus complexes, nous donner l’occasion de sortir de notre répertoire de farces et jouer pour le Relais pour la Vie.
Très récemment, nous avons posé notre candidature pour le festival de théâtre amateur Bruxellons dans le prestigieux cadre du Karreveld. Nous saurons fin avril si nous sommes retenus pour y participer. Ce serait une aubaine extraordinaire pour une petite troupe qui vient de se créer. Cela nous permetrait de nous faire connaître.
 
3. Pourquoi s’associer au Relais pour la Vie ? Que pensez-vous de cette initiative ? 
J’ai participé au Relais de Braine l’Alleud durant 3 ans d’affilée d’abord comme marcheur puis comme membre actif au bar, d’un côté comme de l’autre ** sourire **, puis comme membre du comité de Zen Attitude, conduit par Anne Depasse et Laurent Janssens. Le combat contre le cancer et d’une importance cruciale pour moi. Ce combat est justifié par le choc lorsque mon épouse a été emmenée par cette maladie en 2010. Cette collaboration me paraissait donc naturelle. Je voulais jouer au début pour Zen Attitude mais comme Anne a eu d’autres priorités cette année, elle n’a pas introduit d’équipe. Je respecte cette décision. Une équipe au Relais c’est beaucoup de travail. J’ai recherché une autre équipe avec qui collaborer.
La Vallée Bailly rassemblait une grosse équipe l’année passée et avait un théâtre, l’association semblait couler de source. Malheureusement la Vallée Bailly ne présente pas d’équipe cette année je finis par faire le projet seul.
Faire dans le caritatif n’est parfois pas si facile!  Heureusement le Relais nous apporte son soutien.
** sourire **
4. Vous jouer une pièce intitulée « Le limier ». Quel est le genre de la pièce ? Quelle est son histoire ? 
« Le Limier » est un thriller psychologique à deux personnages principaux qui occupent 99% de l’espace. Je ne peux clairement pas en raconter toute la trame car il y a 3 pièces en une et leur enchaînement est aussi surprenant que complexe. Donc pas de spoiler! Mais je peux vous présenter le synopsis, une partie du 1er acte.
Un lord anglais, Andrew Wyke, auteur de romans policiers, convie l’amant de sa femme, Milo Tindle, un coiffeur, pour discuter ensemble de l’avenir de la femme en question. L’auteur est étonnamment compréhensif et propose un arrangement surprenant pour les 2 parties: jouer à un jeu machiavélique dont le but est l’humiliation.
Le Limier est un classique du théâtre anglais écrit par Anthony Schaffer en 1970, et adapté en français par Jacques Collard. Il est plein de bonnes manières, de faux semblants et de classicisme parfois démodé.
Le Limier c’est une réflexion sur la lutte des classes,sur le jeu qui parfois vient remplir la vie trop vide de certaines personnes. L’amour du jeu supplante l’amour des hommes.
Le Limier c’est aussi une mise en évidence du meurtre parfait mais pas celui de Agatha Christie ou de Conan Doyle, un meurtre parfait plus élaboré, plus machiavélique dans son approche qui prend en compte les défaillances humaines pour se réaliser.
C’est surtout un chef d’oeuvre au niveau jeu du chat et de la souris. Andrew et Milo, les 2 personnages principaux jouent un jeu continu en entament une descente aux enfers pendant toute la pièce. Les rebondissements sont réguliers et tous aussi surprenants. Les dialogues font mouche et Jacques Collard qui a adapté la pièce en français a ajouté quelques touches d’humour intéressantes. J’ai aussi voulu introduire dans la mise en scène un humour mais surtout garder la tension présente.
Andrew Wyke est un personnage peu attachant car arrogant et imbu de sa personne. Il est cependant plein de charisme. C’est surtout un génie qui a basculé du côté sombre et a trouvé qu’il pouvait utiliser son génie pour détruire ses semblables. Son but est la destruction totale de l’autre. On retrouve cette approche au jeu d’échec. La victoire ne se suffit par le fait de dépasser l’autre, elle passe par l’annihilation totale de l’adversaire, lui enlever toute fuite possible.
5. Pourquoi avoir choisi de jouer cette pièce en particulier ? 
J’ai découvert Le Limier avec le film qui en a été tiré en 1974 avec Laurence Olivier et Michael Caine. Ce film est une merveille qui hypnotise par sa complexité. J’ai été fasciné immédiatement alors que j’étais tout gosse. Je ne comprenais alors pas du tout ce qui se passait mais je ressentais que quelque chose d’exceptionnel se jouait sur le petit écran. Et puis je l’ai oublié.  Quand j’ai réalisé il y a 5 ans, 30 ans plus tard, que l’on pouvait le jouer au théâtre, j’ai voulu absolument le faire, je voulais jouer Andrew Wyke, le mari, à ma manière et face à un comédien qui aurait le répondant pour jouer Milo et pourrait suivre ma mise-en-scène parfois inhabituelle alliant classicisme et folie furieuse. Didier était le seul qui puisse y prendre part. J’avais déjà eu l’occasion de le diriger et je savais que nous partageons le même amour du beau et du détail au théâtre.
Nous ne sommes pas seuls en scène. Nous avons aussi 2 très petits rôles interprétés par des comédiens débutants.
J’ai aussi adapté la mise-en-scène pour introduire mon ami Pol Soumillon qui a accepté immédiatement de m’aider et de m’apporter son talent dans un rôle aussi surprenant et marquant que réduit dans le nombre de tirades. Il est habitué à ce registre et y excelle.
Cette pièce a été assez peu jouée en français. Il ne semble d’ailleurs pas avoir été joué en amateur. L’adaptation professionnelle la plus connue est celle interprétée par Jacques Veber et Patrick Bruel en 2002. Les interprètes laissent rêveur.
Ces éléments n’ont pas influé sur le choix de la pièce.Je ne les ai découvert que bien après le début des répétitions.
Pour débuter la troupe je voulais aussi une pièce qui ne demande pas trop de comédiens et je voulais absolument Didier Maginet. un duo semblait donc couler de source. J’avais par contre sous-estimé quelques points: le nombre d’accessoires qui étaient nécessaires dans cette pièce, les costumes et maquillage nécessaires et surtout la taille démesurée de certaines tirades. C’est devenu rapidement assez stressant pour un improvisateur de faire face à un texte aux tournures compliquées car très adaptées au style aristocrate anglais demandé par la pièce.
Nous avons la chance d’avoir Karine et Isabelle qui nous aident pour nous donner un feedback important et recherchent les accessoires.
6. Et le futur?
D’abord, nous devons remplir 2 soirs fin mai, un salle de 200 personnes à la Vallée Bailly et une fois la petite salle du Bizou à Anderlecht,  Si nous parvenons à remplir la salle de manière satisfaisante et collaborer efficacement avec le Relais, nous venons de trouver une comédie plus légère qui permettrait de jouer à 4 personnages, avec des dialogues plus simples et une situation moins stressante. Ce sera comme des vacances. J’espère pouvoir monter le projet pour les fêtes de fin d’année. Même si Le Limier a demandé 9 mois de travail. Mais c’est un beau bébé!
Nous conservons cependant Le Limier pour pouvoir le jouer au profit d’autres associations. Nous avons envisagé de jouer dans une dizaine d’endroits en Wallonie mais ça ne pourra se faire que si le succès est au rendez-vous fin mai et si des associations sont intéressées à nous apporter un support en change de notre prestation.
J’appelle donc à l’aide les associations qui voudraient produire notre pièce. Nous apportons un théâtre clé-en-main. Il nous faut juste une salle et un peu d’aide. Tout  le monde y gagne, surtout le public!

Interview de Didier Maginet

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Ainsi sollicité, j’ai donc le plaisir de pour voir vous répondre.

Pour être assez  bref, je pense d’amblée que je ne peux apporter de meilleures réponses que Patrice aux questions relatives à la pièce que nous aurons l’occasion de jouer, de même que celle concernant le relais pour la vie.

Il n’y a pas meilleur orateur que Patrice pour ce faire.

Quant à moi,

  1. Pouvez-vous vous présenter (votre parcours, ce qui vous a conduit à intégrer la troupe) ? 

C’est lorsque j’étais ado que la chance de monter sur scène m’a été donnée. Non pas que je suivais un cursus particulier, ni tout autre formation concernant le théâtre, c’est seulement que j’ai la chance d’habiter depuis toujours un village dynamique. Dynamique par toutes les associations qui le compose.

Le bouche à oreille y fonctionnant à merveille, j’ai eu vent que la troupe des Walon d’van tout cherchait 2 personnes pour jouer un rôle de figuration. Il s’agissait d’incarner un brancardier venant chercher sur scène une vielle dame singeant un malaise.

Le metteur en scène de l’époque m’a demandé juste avant mon intervention silencieuse de dire une réplique en wallon : « Eyu c’qu’èle est, l’viye djint ? ». Il aurait alors mieux fait d’avertir mes collègues de scène, qui se sont retrouvés tout bêtes d’entendre un figurant faire autre chose que de la figuration !

C’est ainsi que j’ai été piqué du virus, et que j’ai eu l’occasion de jouer pour la suite à de nombreuses reprises pour la troupe des Walon d’van tout et ce, pendant plus de 20 ans et à quelques occasions pour la Troupe à Oli qui est venue s’installer également à Gougnies.

Pour les questions 2 et 3, je ne peux dire que ceci :

Connaissant Patrice depuis quelques temps sur scène et donc aussi forcément dans la vie, je savais son parcours intéressant, allant du théâtre à l’impro et vice-et-versa,  ainsi que sa volonté de jouer cette pièce de théâtre qui lui tient particulièrement à cœur, vu le jeu détenu presque qu’exclusivement par 2 comédiens. Il était alors normal, compte-tenu de la connivence que nous avons toujours eu sur scène de ne pas pouvoir refuser sa demande et de relever quoi qu’il arrive ce défi.

Quant au Relais pour la vie, je le connais un peu de loin pour avoir participer à un diner choucroute l’an dernier. Je connais très bien ce qu’est l’engagement bénévole pour avoir eu l’occasion dans ma vie d’agir pendant plusieurs années dans différentes organisations villageoises, mais c’est sans doute par son côté caritatif que je connais le moins que je suis le plus motivé dans cette aventure. Faire les choses pour soi c’est bien, mais si ça peut servir aux autres, alors c’est d’autant mieux.